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29 octobre 2006

T'aimer, c'était partir

Ivan 

C'est sans doute une drôle de lettre parce que c'est la première. Parce que c'est une promesse tardivement tenue.

Je crois qu'à certains moments il y a des choses qu'on rate et qu'on passe ensuite des années à vouloir rattraper au mépris de soi-même et du temps qui passe. Je vois bien par exemple comment, à courir après mes regrets, j'aurais pu rester à Strasbourg et y laisser ma peau.


Et aussi que si ça ne s'est pas passé, c'est que tu ne l'as pas permis. Parce que tout ce que j'avais pu perdre, Ivan, tu me l'as rendu. En une fois.

Depuis que je suis arrivée à Paris, que je suis enfin dans le présent des choses, j'ai l'impression d'être revenue à moi-même et je sais que c'est à toi que je le dois.

T'aimer, c'était accepter ce que tu me donnais. Je sais depuis hier que t'aimer, c'était partir.

                                   

Denise

                      

Pascale Ferran, L'Age des possibles.

 
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