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21 janvier 2007

Ces marges

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Il y a une marge entre ce que je suis

et celui que je voudrais être

Il y a une marge

entre la vie que je mène

et la vie à laquelle j’aspire

Il y a une marge

entre ce que j’écris

et ce que je voudrais écrire

J’ai travaillé et je travaille

avec ténacité à réduire

ces marges

qui n’en font qu’une

                    

Charles Juliet, L’Opulence de la nuit.  

Photographie, source : www.myspace.com-stephen

15:20 Publié dans Poésie | Lien permanent | Tags : Charles Juliet

07 janvier 2007

Un rituel

Chaque semaine, le mercredi aux mêmes heures, je quitte dans la nuit la rue de la Sorbonne (sa cour pavée, ses fenêtres aux stries grises et noires sur fond orangé – fraîcheur d’une respiration où résonne l’humeur phosphorescente d’une horloge millénaire). Mon regard, toujours, survole les toits de cette institution qui lui refusa, à lui à qui je consacre comme tant d’autres analyses et hommages littéraires, une place dont il avait su souffrir peut-être mais sourire.

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00:05 Publié dans Journal | Lien permanent | Tags : roland barthes, "compagnie"

06 janvier 2007

Un écrivain...

 

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Écrire c’est engager un rapport difficile avec notre propre langage : un écrivain a une obligation envers une parole qui est sa vérité.

Se vouloir écrivain n’est pas une prétention de statut, mais une intention d’être. L’écrivain ne peut se définir en termes de rôle ou de valeur, mais seulement par une certaine conscience de la parole. Est écrivain celui pour qui le langage fait problème, qui en éprouve la profondeur, non l’instrumentalité ou la beauté.

L’œuvre devient une question posée au langage, dont on éprouve les fondements, dont on touche les limites. L’œuvre se fait dépositaire d’une immense, d’une incessante enquête sur les mots.

 

Roland Barthes, Critique et Vérité.

Photographie : © Daniel Boudinet

04 janvier 2007

Signes

J’ai lu un jour que, comme la plupart des écrivains américains, Hemingway comptait chaque soir les mots qu’il avait ajoutés à son manuscrit en cours. Moi, car c’est ici l’usage, je compte les signes. J’ai donc vu qu’en terminant l’année j’avais déjà accumulé 280 000 signes dans la version peut-être bien définitive de mon roman. Mais un petit compteur dont je dispose me permet aussi de voir que, au point où je suis arrivé, cela représente environ 50 000 mots. Non, tout compte fait, je préfère les signes, ces centaines de milliers de petits insectes qui grouillent, gesticulent, se disputent la place, s’assemblent, se séparent, reviennent et dans une sarabande interminable font et défont les mots. En cas de forte bourrasque, tout cela pourrait évidemment partir à tous les vents.

 

 

Hubert Nyssen, Carnets journaliers, 1er janvier 2007.

http://www.hubertnyssen.com/carnets.php

03 janvier 2007

À l’aube

 

medium_aube.jpgÀ l’aube il piétinait doucement le blé fraîchement recroquevillé, bruissant à peine. Souvenirs de son enfance feutrée parmi les poules et vagues rumeurs de l’herbe endormie, luisante au milieu des moutons de laine peureux et blanchâtres... Le fil à linge comme la courbe d’horizon montant puis descendant, sa grand-mère attrapant pantalons, culottes et draps qui  tournoyaient, dansaient au vent. Calme du silence, image fugace d’une bassine contenant en son plastique rouge le parfum des femmes et la sueur des hommes. (Le monde comme enfermé là : bulle de verre aux figurines qu’il agitait sur le buffet de la salle à manger au milieu du brouhaha du jour de l’an pour qu’en tous sens le monde se recouvre de neige...)

Désirs et besoins hors d’un temps. (Exil.)

Remerciements intérieurs à ceux qui l’aiment et qui, sans le leur avoir avoué, lui sont chers, comme une peau douce, imperméable, son corps se languissant de quelques vapeurs sentimentales. Ailleurs. Ceux qu’il n’a pas su aimer : disparus dans le voile d’un nuage, à regret... Les mots oubliés. Des sensations simples.

Il s’endormit là. Dans le froid qui lui tenait goût de tiédeur.

Les mots n’avaient plus de sens et volaient, s’imbriquant les uns les autres tel un puzzle dessinant une mosaïque calligraphiée du vivant.

À l’aube en son âme assoupie ses rêves avaient investi la lune…

 

Stéphane Darnat

Photographie : Samuel Choisy © http://slidechoiz.blogspot.com

01:00 Publié dans Fragments | Lien permanent

Bonne...!

Vœux de K.



 Bonne ....... &  bons ...... !
Et  aussi ....... + ...... (....) un peu + .....,
beaucoup ........... avec ........ et  .......  & .....,
énormément  ....., plein ... très  ..... avec  « ..... » ..... ... %
Alors  .... ........   ou  ....... $ ou  ...... £ à gogo !
Bref , du .......... ! De la ..... ! Des ..... !
Bonne ..... 2007 !

 

00:00 Publié dans Correspondance | Lien permanent

 
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