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24 avril 2007

Disparition

Il n’a aucune stabilité dans son existence, mais il se hâte dans une disparition perpétuelle.

Kierkegaard, Ou bien, ou bien.

00:00 Publié dans Citations | Lien permanent | Tags : Kierkegaard

23 avril 2007

Venise, romanesque

Venezia, 21 aprile 2007.

 

D’abord les marécages, comme autant d’îlots de carte postale, puis les bruits de la gare, l’oubli d’un hors temps qui va me surprendre, m’enlever.

Face à l’improbable ville, le souffle coupé : les palais de couleur crème, rouge et soleil aux nuances onctueuses. Et le scintillement de l’espiègle brouhaha des bateaux glissant en silence.

Ville émouvante, respiration haut perchée, larmes aux yeux comme un retour aux sources, intense comme il en serait de la révélation d’un secret.

Impression d’être enfin arrivé, face à la mer, au bout du monde.

Toutes petites rues gondolées de marbre et de vigne vierge. Le labyrinthe est fait pour qu’on s’y perde et qu’on y erre…

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23:10 Publié dans Journal | Lien permanent | Tags : venise

20 avril 2007

Raturer à Venise...

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Photographie : vetolavie.chez-alice.fr

10:50 Publié dans Une image est passée | Lien permanent

10 avril 2007

Simplement, Serge Merlin

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Ciel clairsemé d’un soleil cotonneux, une église en fond de rue, les brouhahas de la ville et l’attente à un arrêt de bus. Un matin.

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22:30 Publié dans Portraits | Lien permanent | Tags : serge merlin

L’expérience romanesque

L’œuvre ne commence à exister qu’à partir du moment où le regard d’un lecteur la prend en charge. Elle existera autant de fois qu’elle sera lue, et chaque fois d’une façon différente. Toute lecture, si docile qu’elle se veuille, implique un effort de compréhension qui, lui-même, s’appuie sur une expérience personnelle. Nous n’aimerons un roman que si nous avons l’impression – tout illusoire, bien sûr – d’y pénétrer, de l’habiter, de le re-vivre du dedans. Je demande à un livre de m’entraîner là où il veut aller, je m’abandonne à son mouvement propre, j’accepte d’avance son étrangeté ; et en même temps, je lui demande de s’ouvrir à ma propre expérience, où je puise toutes les ressources nécessaires pour m’adapter à lui et sans le support de laquelle, me restant totalement incompréhensible, il cesserait pour moi d’être un livre.

Tout bon roman doit décevoir d’une certaine manière et combler d’une autre. Le vrai lecteur aime trouver dans un roman quelque chose qu’il n’attendait pas, et découvrir que c’était cela précisément qu’il attendait.

 

Bernard Pingaud, L’expérience romanesque.

06 avril 2007

Leur rencontre

Les garçons font pétarader leurs mobylettes sur les pavés du pont se dodelinant. La rivière coule de ses flegmes moutonnements. Les filles gloussent, épinglées sur la murette, elles se laissent  reluquer par ces grands dadais aux regards en coin et sourires de biais adressés à leurs minijupes aux genoux blancs de pucelles, qui tentent d’échapper aux voix maternelles leur imposant de se méfier de ces blancs becs aux plaisirs carnassiers.

On ne sait pas ce qui les a attirés l’un vers l'autre. On sait juste que, très vite, lui s’est montré insolent, et que, très vite, elle l’a soutenu. Ses parents l’ont menacée de la déshériter (mais de quoi ? une ferme avec six poules, trois chevaux, cinq vaches et un tracteur ?). Rien à faire. Elle haussait les épaules devant leur chantage incrédule. Par provocation, il a retiré le pot d’échappement de son engin : ils l’entendaient partir de chez lui, à pourtant plus de dix kilomètres… Ils s’embrassaient sans s’en lasser sur le trottoir devant chez elle, mais un jour il a vu “La vieille” derrière la grille du jardin en train de les épier.

Au bal aussi elle était là, discutant avec ces dames qui surveillaient leurs progénitures. Alors ils rusaient : elle dansait avec un garçon que sa mère jugeait convenable et, au milieu de la piste, il prenait le relais avant de l’enlever pour aller la déshabiller le long d’un arbre à peine éclairé. “La vieille” tendait le cou en se demandant où elle était passée. Ils riaient…

*

Elle eut son bac, ce qui fit d’elle la première diplômée de la famille – c’était dire si elle méritait un avocat ou un médecin, et non un apprenti boucher charcutier comme lui, qu’ils surnommaient “L’autre con”. Mais elle s’entêtait, continuait de quitter la table pour aller s’enfermer dans sa chambre en claquant la porte. Le conflit dura trois ans, jusqu’à ce que lui débarrasse la petite ville de province pour une autre en bord de mer, tandis qu’elle fut envoyée finir sa formation de secrétaire à plus de trois cents kilomètres. À leur grand soulagement. Jusqu’au soir où, un vendredi, elle n’est pas descendue du train.

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05 avril 2007

Elle s’échappe...

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James Ivory, Les Vestiges du jour.

 

01 avril 2007

Utopie livresque

Tranquillement assis au fond de mon stand, au milieu des bruits qui parsèment le Salon du livre, je lis les épreuves d’un dictionnaire littéraire et lève les yeux quand m’interpelle la voix d’une petite dame qui semble un peu perdue :

« Pardon Monsieur, vous savez où se trouve le stand des livres introuvables ?… »

Réponse : « ?! »

La voilà poursuivant son chemin…

 

Stéphane Darnat

21:15 Publié dans Journal | Lien permanent | Tags : Livre introuvable

 
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