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15 juin 2007

Un refus éditorial émouvant

Paris, le 25 mai.

Cher S.,

Enfin quelques mots sur un texte remarquable de finesse : l’écriture et l’émotion y sont vibrantes d’émotion retenue, de silences poignants, d’intelligence des sentiments. Paradoxalement le style est parfois, me semble-t-il, un peu trop tenu, un peu trop écrit pour ne pas laisser transparaître une intention virtuose et peut-être nuire à la force, à la justesse du portrait.

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09 juin 2007

La Préface des demi-jours

C’était un soir d’août, à Paris. M’oppressait la chaleur du bureau dont la fenêtre, haut perchée avec ses barreaux, me rappelait que passer mes journées à lire des manuscrits avait quelque chose de vaguement carcéral.

Alors assistant littéraire dans cette maison d’édition que les scandales mettent souvent en première ligne médiatique, il me semblait que mon bureau représentait une sorte de non-lieu, de voie de garage. Qu’avais-je à faire ici ?… Je soupirais, le regard vaquant sur une pile de romans à lire.

Surprise, un titre sonnait bien, parce que poétique et juste : La Préface des demi-jours.

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08 juin 2007

Inventer son écriture

 

« Si j’avais inventé mon écriture, je l’aurais fait comme une révolution interminable. Dans chaque situation, il faut créer un mode d’exposition approprié, inventer la loi de l’événement singulier, tenir compte du destinataire supposé ou désiré ; et en même temps prétendre que cette écriture déterminera le lecteur, lequel apprendra à lire (à « vivre ») cela, qu’il n’était pas habitué à recevoir d’ailleurs. On espère qu’il en renaîtra, autrement déterminé : par exemple, ces greffes sans confusion du poétique sur le philosophique, ou certaines manières d’user des homonymies, de l’inéluctable, des ruses de la langue – que beaucoup lisent dans la confusion pour en ignorer la nécessité proprement logique. »

Jacques Derrida

19:10 Publié dans Citations | Lien permanent | Tags : Derrida, style, critique, néologisme

07 juin 2007

Pourquoi écrivez-vous ?

 

À la question « Pourquoi écrivez-vous ? », Beckett répondait : « Bon qu’à ça. »

 

22:15 Publié dans Citations | Lien permanent | Tags : Beckett

06 juin 2007

Toujours incompréhensible...

Tout texte écrit par qui que ce soit présente une grand part implicite : il est toujours incompréhensible pour qui le lit.

Maïalen Lafite

00:35 Publié dans Citations | Lien permanent | Tags : Lecture, Maïalen Lafite

01 juin 2007

Un livre s’ébroue...

 

medium_Librairie_Angoulême.6.jpg

Pris entre demeurer dans ce lieu hors de tous les lieux et sortir parcourir les pavés d’une ville où se dit l’enfance, vous voilà enfin mélancolique.

Vous enveloppe avec délices l’atemporalité de cette petite épicerie littéraire. L’admiration vous tenaille. Votre émoi vous souffle de vous pencher vers le libraire pour lui murmurer merci.

Car chaque nuit, dans le silence de cette librairie, un livre s’ébroue dans l’obscurité puis luit pour l’éternité.

 

Stéphane Darnat

Photographie : © Cécile Sergent

00:25 Publié dans Fragments | Lien permanent | Tags : Livres, librairie

 
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